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  • Fran Delhoume

La neurodiversité démystifiée : nous sommes toutes et tous concernés



Créant un refuge, défendant un mouvement et permettant de nommer de multiples réalités, la « neurodiversité » est un terme qui gagne en popularité et en visibilité. Créativité, innovation, expérience employée : les organisations veulent être plus inclusives et bénéficier des avantages compétitifs de plus en plus reconnus de la neurodiversité au travail. Elles affichent leurs couleurs d’alliées et mettent de l’avant leurs messages de sensibilisation, à travers initiatives et programmes.


De plus en plus d’articles apparaissent pour promouvoir les programmes d’inclusion de l’autisme au travail ou encore les stratégies pour être heureux au travail avec un TDAH. C’est absolument merveilleux de voir la discussion être de plus en plus active. Encore faut-il comprendre ce qu’est la neurodiversité pour réellement saisir les impacts de celle-ci dans le monde du travail.


Dans cet article, je vous propose donc une définition pour compenser les utilisations parfois changeantes du terme et comment celle-ci favorise un changement de perspective sur l’inclusion et nos pratiques organisationnelles.


Pour faire une histoire courte


Le terme « neurodiversité » est un néologisme que l’on doit à Judy Singer, militante autiste, ayant proposé ce terme pour parler de la diversité cognitive chez l’humain en 1998. Harvey Blume, journaliste, serait ensuite le premier à l’avoir publié. Terme parapluie, la neurodiversité est un terme politique en plus d’être un fait biologique.


Depuis sa création, le terme évolue au fil du dialogue sociétal et le paradigme de la neurodiversité que l’on connait aujourd’hui tend donc à s’éloigner de la vision médicale pour célébrer les forces et l’unicité de chaque individu sur le continuum de la neurodiversité.


Pour des définitions, j’ai écrit cet article!


Bien plus que la neurodivergence


Une erreur commune consiste à parler de la neurodiversité pour cibler les profils neurodivergents uniquement, c’est-à-dire dont le fonctionnement cognitif s’éloigne de celui majoritaire. Pourtant, la neurodiversité fait écho au terme biodiversité, c’est-à-dire que tout le monde en fait partie. Pas seulement quelques grands profils ni seulement celles et ceux qui fonctionnent différemment. Cela implique donc qu’on y retrouve les individus neurodivergents, mais aussi neurotypique 🤯


C’est simple : vous avez plus d’un être humain devant vous? Vous êtes face à la neurodiversité!


Plus encore que des styles de fonctionnement


Comme j’aime la complexité, je vous en ajoute encore une couche. Le mouvement de la neurodiversité parle principalement des profils neurodivergents et neurotypiques, nous sommes d’accord. Cependant, la diversité cognitive, c’est encore plus!


Chaque être humain se développe avec des caractéristiques innées en plus d’évoluer au fil de ses expériences. L’unicité de chacun est donc aussi définie par son éducation, ses valeurs, sa personnalité, sa santé mentale, ses croyances et tout autre élément pouvant moduler les processus cognitifs.




Tu me vois venir : ça change un peu notre façon de voir l’inclusion


Nous sommes toutes et tous concernés par la neurodiversité! Inclure la neurodiversité, c’est inclure tout le monde. J’irais même jusqu’à dire que de mettre en place des initiatives inclusives pour la neurodivergence permet d’inclure les neurotypiques. T’imagines le bonheur?


Les programmes d’inclusion ciblée, c’est chouette. C’est un premier pas important. Mais ce n’est pas suffisant. Tant qu’à moi, on ne fait que changer le problème de place. Tu peux lire mon mémoire sur le sujet si tu veux, mais si tu as moindrement une vie et pas le temps de lire 140 pages avec mon vocabulaire de perpétuelle étudiante, je m’engage à continuer d’écrire sur la neuroinclusion de manière plus fun et appliquée!


Y a-t-il des sujets particuliers à propos desquels vous aimeriez que j'écrive? Laissez-moi savoir en commentaire 👇

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